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Viol(s) comme arme de guerre

dimanche 8 septembre 2013

Viol(s) comme arme de guerre

Vanessa Fargnoli
Editeur : L’Harmattan

Présentation par l’éditeur

Le « viol comme arme de guerre », affirmation alors incroyable, devient une actualité visible dans les années 1990. Phénomène alarmant et revêtant la forme d’un spectre génocidaire, il semble avoir franchi, à un moment donné, un seuil de sensibilité. À travers la reconnaissance d’une stratégie guerrière systématique, les victimes de viols vont faire l’objet d’une sollicitation juridique et humanitaire de première importance. Des professionnel-le-s entrent en scène, des actions sont déployées, des lois constituées, des termes associés qui donnent un nouveau sens au viol. Non plus une problématique locale, le viol apparaît désormais comme une menace globalisée où l’intolérable du nombre semble primer sur l’intolérable de l’acte.
Comment le viol a-t-il été qualifié d’arme de guerre et construit dans la catégorie de crime contre l’humanité ? Telle est la question qui guide notre réflexion tout au long de cet ouvrage. Il s’agira en l’occurrence d’analyser cette forme de mobilisation autour du viol afin de mieux cerner les tensions qu’elles suscitent et qui les traversent.
Le viol stigmatise la victime plutôt que l’auteur du crime. Les femmes « victimes » sont confinées dans des catégories, utiles pour une assistance, mais qui les desservent en tant qu’actrices et sujets.
Cet ouvrage tente de traiter du viol comme une problématique qui va au-delà d’un simple contexte de guerre en y intégrant une dimension supplémentaire, une dimension morale.

Vanessa Fargnoli est née à Nyon (Suisse) en 1976 Un parcours atypique, entre une première expérience professionnelle dans le privé et une seconde « humanitaire », elle décide de reprendre des études universitaires en 2004 et obtient un Bachelor en Sociologie en 2007 ainsi qu’un Master en Sciences Sociales en 2010. Ce travail constitue son mémoire de Master soutenu en janvier 2010 à l’Université de Lausanne (Suisse) - résultat d’une réflexion scientifique et d’une expérience de « terrain ».

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