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RDC : viols et légèretés françaises

samedi 5 janvier 2013

Monde

RDC : viols et légèretés françaises

28 décembre 2012 à 19:06

Par JEAN-FRANÇOIS DUPAQUIER

Depuis près de vingt ans, les provinces du Nord et du Sud-Kivu, aux confins de la république démocratique du Congo (RDC) sont la proie de groupes qui usent d’une arme abominable : les viols massifs de femmes et de fillettes, souvent suivis d’actes de barbarie, et commis en public devant les maris, les enfants, les villageois rassemblés de force… Il ne s’agit pas de ces outrages qui, depuis la nuit des temps « accompagnent » sinistrement les mouvements de troupes, mais d’une stratégie pour prévenir toute velléité de résistance collective ou individuelle. Moralement anéantis, réduits en esclavage, les Congolais du Kivu creusent, trient et exportent leurs richesses minières pour de richissimes seigneurs de guerre et leurs milices.

La journaliste belge Colette Braeckman a relaté l’admirable combat d’un gynécologue de Bukavu, le docteur Mukwege, ayant soigné 30 000 femmes (l’Homme qui répare les femmes, éditions André Versaille). Des Français connus pour leur probité morale - et certains pour leur connaissance de l’Afrique noire - viennent de prendre le relais dans une tribune publiée par le Monde : « Au Kivu, on viole et massacre dans le silence. » La Première Dame de France, Valérie Trierweiler, fait partie des signataires.

Au niveau d’abjection atteint en RDC, toute proclamation d’indignation est bienvenue. Surtout si elle repose sur une analyse de la situation, gage d’efficacité d’un texte évidement politique. Or, rien de tel. Au contraire, une pierre de plus au monument de la confusion compassionnelle. Le seul groupe armé nommément accusé de viols massifs par nos tribuniciens est le « M 23 », un mouvement d’autodéfense de Congolais rwandophones. Ce parti récemment constitué est pourtant presque le seul parmi quelque deux cents groupes armés qui n’ait pas fait du viol une arme de guerre. Interrogé sur France Inter, l’écrivain Erik Orsenna, rédacteur du texte, absout « l’Etat très faible et tout à fait corrompu, donc tout à fait impuissant », alors que les Forces armées de la RDC (FARDC) sont, de l’avis des observateurs, les premiers auteurs de viols massifs avec leurs alliés issus des anciennes Forces armées rwandaises rebaptisées FDLR. Lire la suite sur le site du journal Libération.

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